Imaginé par les artistes Émilie Monnet et Pohanna Pyne Feinberg, Gibideweshinimin: on nous entend marcher là propose une démarche de recherche et de réflexion prenant pour assise un évènement historique important, soit La grande Paix de Montréal. Le traité de la Grande Paix de Montréal était signé en 1701 par trente-neuf nations autochtones ainsi que des représentants de la Nouvelle-France.

Gibideweshinimin est un mot en langue Anishnabemowin, généreusement traduit par Wilfred Abigosis.

Pendant huit mois, les artistes ont créé un parcours sonore et performatif sur ce qui constitue une coexistence pacifique entre les peuples qui partagent un même territoire, en collaboration avec les étudiants de l’école secondaire Louis Joseph Papineau dans le quartier St-Michel.

Plusieurs questions ont été posées au courant de ce processus de recherche/création: Quels sont les discours historiques des musées et des écoles? Comment notre mémoire collective est-elle affectée par l’absence de perspectives autochtones dans les manuels scolaires? Quels impacts cette absence a sur la relation que nous entretenons avec la Terre et avec les autres? À quelle forme de coexistence pouvons-nous aspirer si les perspectives historiques et les langues autochtones ne sont pas enseignées à l’école?

Collage audio fait avec extraits du processus créatif:

Ce projet a été créé en partenariat entre Onishka et le centre d’arts médiatiques OBORO et a bénéficié de l’appui financier du programme Libres comme l’art, un projet de résidences de création dans les écoles pour artistes professionnels du Conseil des Arts de Montréal.